Echauffement et échauffourées

Publié le par P.A.K.O.

 
Après le succès encourageant du 1er concert le 23 novembre 79, c’est une période de tournées intense qui va s’ouvrir pour le groupe.
La structuration se poursuit avec l’ouverture d’un bureau, bénéficiant d’une ligne « gratuite » par les bons soins de Gilbert Detroux ; où la tchatche de Norbert n’aura de cesse de convaincre pour permettre au groupe de se produire dans des conditions honorables.
En plus de l’acquisition d’une sono, Packa avait investi dans quelques projos et le groupe déniché un vieux camtar censé transporté le matos et l’équipe technique naissante, le groupe prenant place dans la seyante DS break grenat de Norbert.
Ces moyens et l’aura naissante du groupe a fédéré toute une clique de dingues de rock, potes anciens ou récents, qui viennent apporter leur contribution à la bonne marche du groupe, les musiciens peuvent se concentrer sur la musique, derrière ça suit !
La fameuse « bande à Sogy » se compose au départ de : Eric « Gilbert » Detroux à la sono, Packa au lights, Alain « keith » Blin roadie no1, Frankie « frankie » Somon driver, Patrick « punky » Maillot road batterie. Et la participation de Satanas, Michel « himmler » Jovanovic
Tout est prêt et ça s’enchaîne grave avec le Golf Drouot dès janvier 80, ou le sémillant Henri Leproux fera cette étrange confidence « si vous chantiez en français, vous signeriez tout de suite »…
Le début d’année 80 voit le groupe jouer 3 à 4 fois par mois principalement dans la région Champagne-Ardenne jusqu’au 28 juin ou le groupe est invité à la Fête du PC (qui a conquis la Mairie de Reims) pour jouer en 1ere partie de Silverchair
Ce jour là Soggy va passer en un éclat de tesson de bouteille du statut de groupe au rock énergique, à celui de bande de dingues, de GROUPE DANGEREUX et EXTREME, on saura alors qu’un concert de Soggy n’est pas un set banal mais une expérience live ultime ou les musiciens n’hésitant pas à mettre en jeu leur intégrité corporelle.
Beb bien chaud à la fin du set décide de « s’ouvrir » un peu et d’offrir son sang pour que demain l’astre de lumière puisse luire à nouveau…hélas les pompiers présents sur place essayent de ceinturer le phénomène et de l’extraire de scène ! On est en plein let it bleed ! 

let-it-bleed.jpg

L’été se passe sans encombres, surtout en répet’ pour continuer à aiguiser le répertoire ; et hop ça repart, tout le monde dans le camion.
Sauf qu’un des concerts de l’automne à lieu dans la funeste cité d’Haubourdin et ce s’ra pas franchement « bienv’nus chez les cht’is »
Le concert se passe correct mais en repartant le camion se fait attaquer par une quinzaines de babanes en mob (les belles bleues à la Lucien) Olivier qui est devant en voiture claque la marche arrière et sort quelque peu inconsciemment au devant des agresseurs, bing, bam, boum, il commence à se prendre une bonnes rouste et se retrouve vite en sang à terre ! Surgit Satanas au volant de sa guinde et c’est « babane-vole » le gars se retrouve projeté au sol. La cavalerie arrive après l’attaque pour disperser tout le monde. Et Olivier se réveillera à l’hôpital…en face d’un gars bien amoché : son agresseur !
Les concerts continuent intensément avec le 13 ( !) novembre un concert anodin à Crest qui débouchera ensuite sur un imbroglio grandiose…
Le 20 novembre Soggy joue à Vitry le François et l’équipe dort à même la scène pour partir le lendemain sur Vichy, la scoumoune rattrape Olivier qui se réveille PARALYSE !!

ol-drum.jpg   'tain c'est dangereux la batterie

Il faut tous les soins de Norbert et Beb pour qu’il puisse tenir les baguettes après moult échauffements, pommades chauffantes…puis le 23 c’est un concert chaud à Lyon ou une partie du public est hostile et cherche des noises au groupe. Bing c’est Beb qui s’y colle ! Et ça rigole pas ! Il saute dans la foule et tiens la masse de perturbateurs à distance avec quelques katas bien sentis ! Non, mais !
Résultat des courses, Olivier fait un détour à l’hosto pour soigner son étrange paralysie et comme se profile un concert CRUCIAL au Gibus à Paris, le groupe fait appel à Zaïm Karahoui (batteur de Cairn) pour le remplacer.

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Passé cet intermède le groupe repart de plus belle avec en particulier un de ses meilleurs concerts et sa 1ere prestation hors des frontières le 20 décembre à La Chaux de Fonds devant plus de 400 personnes, produit par Yves Mora un vrai fan du groupe.
Et ça enchaîne, ça se déchaîne sur les routes, au point d’arriver à Dunkerque le 22 février 81 bien chauds pour une performance musclée, tellement chaude et musclée que Beb monte haut, escalade la sono, monte, monte et zzzouff bondi dans la foule…sauf qu’un putain de rebord de scène en pente vient « couper » son saut et il se pète le pied dès le 1er morceau, ce qui oblige le groupe à tenir un 47 Chromosoms d’une dizaine de minutes, Beb en rampant, micro dans la bouche, remonte sur scène et arrivera à poursuivre le set pour ensuite aller se débattre avec le corps médical (les pôvres) à l’hosto local
SAUVAGE – WILD – ROCK’N’ROLL QUOI

Beb-yoga.jpg  Beb ? Zen...!!

Ce désagrément entrainera une interruption de quelques mois avec au bout des changements, un 45 T et toujours des aventures anthologesques
 
 
 

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