Live actions

Publié le par P.A.K.O.

Blue Oyster Cult, Dr Feelgood (feat Wilko Johnson !), Status Quo, Little Bob Story, Clash, Rory Gallagher, Van Halen, Scorpions, Jamvoici les groupes nationaux et internationaux que l’associationMusic Action Reimsprésidée par le sémillantGérard Drouotet l’ineffableJean Hugues Feugasfaisaient venir à Reims dans la foulée du fameux concertNico/Tangerine Dreamà la Cathédrale de Reims…
Quelle occaz’ de se défouler que ces concerts ! C’était le rendez vous incontournable, avec ceux qui y étaient et les autres, c’était une façon de toucher le rêve, de le rendre réel dans cette atmosphère magique de son amplifié, de light show, d’odeurs de sueur, de patchouli, de bière et de quelques pétards.
Ouais c’était la possibilité de vérifier que tous ces zicos étaient fait de chair et de sang, de mater leur jeu de scène, de piquer des plans de gratte ou la façon de faire tournoyer les baguettes…source d’inspiration, d’identification, cours en accéléré avec des profs au top…et des journées passées à « refaire le match » de chacune des prestations en réécoutant les LP.
En plus à partir de 76/77 le gros bordel punk commençait à envoyer des signaux depuis Londres et à New York des mecs jouaient au CBGB’s des titres de 2’30 en se référant auxStoogeset auMC5… !!
Alors oui, tout sembla possible et il était temps de sortir de son antre et de se rendre dans un local plus ou moins improvisé pour commencer à crever des peaux, maîtriser des 6 cordes, martyriser des micros.


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Même en répet, Beb pouvait être impressionnant
tBebet son acolyte Pascal « packa » Poudras trouvèrent une salle désaffectée dans les anciens entrepôts des Docks Rémois et passèrent une annonce pour trouver des « gars sérieux et motivés » pour les rejoindre. Packa se mit à la batterie et trouva le nom de Women Bleed(only ?) pour cette première tentative, Frankie Coutelet (guitar) et Phil Dandrimon (bass) répondirent à l’annonce et les répets devinrent de véritable concerts sauvage, avec un Bebqui ne canalisait pas encore sa formidable énergie et s’ingénia à « détruire » un pylône en béton malencontreusement placé au milieu de la salle.
Olivier aussi décida de se défouler sur l’étrange instrument qu’est une batterie, il passa vite du garage de ses parents à l’entrepôt ou Phil « Dave Brock » Marcelle (guitare, chant, claviers, bidouillages) et Thierry « Tds » Cornelis (bass et binouze) répétaient comme des forcenés sous le nom de Hard Fuckers.
Pour François la zique c’était déjà une longue histoire, parsemée de groupes plutôt hard/progressif avec une tendance à se référer de façon décalée à une iconographie bien anticléricale, souvenir pour certains de passage douloureux à la vénérable institution dégoulinante de jésuitique de St Jo : Astaroth, Antéchrist…ou les ravages causés par Tubular Bells !
Les complices de François étaient Eric « gilbert » Detroux (batterie), Guillaume « guigui » Corgié (claviers), Patrice « cheyenne » Philippe (guitare - Antéchrist), Jean Michel « bichon » Hannon (guitare – Anthechrist) et Sylvain Frelin (Guitare – Astaroth).Françoisparticipera aussi à GBO et Pro-Mazout toujours avec le noyau Gilbert et Guigui.
Eric sera le dernier à se lancer dans l’aventure des groupes et ce sera plus un grupetto avec Jean Marieà la batterie, Titi Cornelis parfois à la basse, un imposteur se faisant passer pour le fils du chef d’orchestre Pierre Porte (chef d’orchestre chez le ci-devant Jacques Martin) au chant. C’était plutôt pour Eric l’occaz de se faire la main sur sa Guild qui donnera ensuite aux premiers titres de Soggy leur son distinctif.
Et Soggy ?Et Soggy ? Voilà ils arrivent.
L’aura et la personnalité de Beb firent que les répets de Women Bleed devinrent des mini concerts, des rendez vous de la clique rock’n’roll rémoise, mais ses zicos n’étaient finalement pas suffisamment « stoogiens » et l’idée commença à germer de faire un groupe avec des gars hyper motivés pour aller le plus loin possible dans la voie d’un rock radical et énergique.
A ce jeu, Olivier « drummer » Hennegrave sera le 1er lauréat, Packa devenant illico roadie/éclairagiste ; puis le talent brut et les folles chevauchées d’arpèges d’Eric « guitarman » Darsseront convoquées pour donner du tranchant à l’ensemble.
Mais rien ne vaut un bon duo basse/batterie pour donner une assise solide, une base rythmique lourde et profonde à un groupe. Ce sera la mission de François « bassman » Tailleur de venir discipliner le jeu parfois trop débridé de Soggy, à partir
de cette arrivée CRUCIALE le groupe pourra commencer à composer, à bâtir un répertoire avec des bases musicales solides

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Une photo des débuts de Soggy avec de g à d : François, Beb, Eric, Olivier

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